Suzie Ouellet, psychologue
1 septembre 2009

Chaque mois, la rubrique " Rencontre du mois " nous fait découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présente la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre rencontre du mois de septembre.


Le comportement humain, une source intarissable de connaissances…

En tant que spécialiste du comportement humain, le psychologue scolaire contribue au bien-être de l’élève et, conséquemment, à sa réussite éducative. Voilà le fil conducteur qui anime Mme Suzie Ouellet, psychologue à la Commission scolaire De La Jonquière pour la 5e année. « J’ai toujours aimé les enfants. Je suis vraiment arrivée à la bonne place au bon moment… Ce qui me surprend encore aujourd’hui, c’est de voir toute l’énergie investie de façon collective pour le bien-être des élèves. Beaucoup de personnes ont à cœur de maintenir et d’améliorer constamment la qualité des services. Je trouve ça extraordinaire et je suis fière de faire partie de cette équipe. »

Suzie a toujours été intriguée par le comportement des êtres humains. Sa prédisposition à l’empathie et à l’écoute des autres ont rapidement déterminé son orientation académique. « Quand j’étais enfant, j’étais très sensible aux émotions et aux difficultés des autres. J’aimais que les gens se sentent bien autour de moi et ça n’a pas changé. À quatorze ans, mon choix de carrière était clair. Après le secondaire, j’ai étudié en sciences humaines au Cégep de Chicoutimi puis j’ai poursuivi en psychologie à l’Université Laval où j’ai complété un baccalauréat et une maîtrise. J’ai également travaillé comme auxiliaire d’enseignement pour payer une partie de mes études. »

Au cours de toutes ces années de formation continue, Suzie s’est offert un seul répit entre son BAC et sa maîtrise. Après 10 jours de vendanges en France, elle a visité une partie de l’Europe avec une amie : d’abord l’Autriche puis l’Italie, la Grèce et l’Allemagne. Un voyage magnifique qu’elle aimerait bien poursuivre avec son conjoint. Après l’obtention de sa maîtrise en psychologie en 1993, Suzie désirait revenir dans la région. Déterminée dans tout ce qu’elle fait, elle a rapidement obtenu un poste d’enseignante en psychologie au Collège d’Alma. L’enseignement a été une expérience très riche pour elle pendant plus de quatre ans, mais le côté clinique qu’elle avait expérimenté dans ses stages lui manquait. Elle a donc décidé de joindre le Groupe T’Aide, un service régional d’aide aux employés. « C’est là que j’ai développé mon expertise en relation d’aide, une dynamique à court terme basée sur une approche de résolution de problèmes. J’aime me sentir utile et voir l’évolution du cheminement de la personne. Certains clients reviennent même pendant plusieurs années. Il s’agit d’un lien de confiance précieux et une forme de reconnaissance pour moi…»

Suzie a également accepté des mandats avec Ressources Arista, une firme d’experts-conseil en recrutement de personnel et en gestion de carrière. Elle a donc occupé deux emplois pendant cinq ans nourrissant du même coup son ouverture, sa curiosité et sa polyvalence. Après la naissance de ses deux enfants, elle a ressenti le besoin d’apprendre et d’expérimenter d’autres facettes de la psychologie. Elle a obtenu un premier contrat à la Commission scolaire De La Jonquière en 2005, tout en conservant un soir de travail par semaine avec le Groupe T’Aide.


Faire tout ce qu’il faut pour que l’enfant se sente bien…

Actuellement, Suzie partage son temps entre les écoles Sainte-Lucie et Notre-Dame-de-l’Assomption. « Dès le départ, j’ai senti que j’étais à ma place ici, qu’on reconnaissait mes compétences. De plus, on m’offrait la possibilité de travailler avec une équipe dynamique et rigoureuse: psychoéducateurs, techniciens en éducation spécialisée (TES), enseignants en soutien à la pédagogie et à l’encadrement (SPE) et bien sûr les enseignants et les directions d’école. Le travail d’équipe est très important pour garder un fil conducteur avec l’élève, pour faire face aux situations difficiles et complexes. Il est important de savoir qu’un enfant de six ans n’a pas la même capacité d’introspection qu’un adolescent ou un adulte. Il faut constamment adapter les outils et le discours. Cela demande de la polyvalence, de la créativité, de la diplomatie et beaucoup d’organisation. »

Le service de psychologie scolaire comporte plusieurs étapes : l’évaluation qui comprend la collecte de données à partir d’observations, de rencontres et de tests, la formulation d’hypothèses explicatives, l’élaboration d’un plan ou d’un programme d’intervention, ainsi que l’implantation du service à l’élève et aux parents ou la référence selon le besoin. Le psychologue agit souvent comme agent de liaison entre les divers intervenants scolaires et ceux du milieu comme le CLSC, les centres jeunesse et la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). « Certains enfants me touchent, me bouleversent. Je me sens un peu comme leur porte-parole, surtout lorsque les parents sont émotifs ou anxieux par rapport à la situation. Mais je peux aussi les comprendre puisque j’ai deux enfants. Les attentes du milieu sont grandes et ça demande du temps. Certaines personnes oublient parfois toutes les étapes à franchir pour arriver à bien cerner les besoins d’un enfant. Une seule rencontre ne suffit pas. Souvent, les cueillettes de données sont laborieuses. En tant qu’intervenant, il faut savoir reconnaître ses limites dans certaines situations et être très humbles parce qu’on ne trouve pas les réponses tout de suite. »

L’entraide et le respect des autres, au travail comme à la maison, sont les valeurs les plus importantes pour Suzie. Elle trouve son équilibre personnel à travers les activités familiales, les sports et le contact apaisant de la nature. « À l’école, j’aimais beaucoup les arts et j’aimerais bien renouer davantage avec la musique, surtout le chant. L’écriture est aussi un bon moyen pour m’intérioriser, me calmer et m’accompagner… Mais j’aime aussi m’amuser et rigoler avec mes amis. Bref, je ne m’ennuie jamais. Dans mon travail, il n’y a pas de routine. Chaque situation problématique est un défi et je suis toujours aussi curieuse. J’aimerais connaître davantage certains troubles spécifiques d’apprentissage et peut-être même développer la thérapie par le jeu. »

Pour une personne qui aime apprendre, l’étude du comportement humain est vraiment une source intarissable de connaissances. On comprend donc pourquoi Mme Suzie Ouellet est toujours aussi passionnée de son travail.

 


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