Michel St-Gelais, enseignant au Centre de formation professionnelle Jonquière
1 octobre 2009

Chaque mois, la rubrique " Rencontre du mois " nous fait découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présente la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre rencontre du mois d'octobre.


S’adapter au changement, un incontournable en électronique

L’électronique est omniprésente dans nos vies, tant sur le plan personnel que professionnel : ordinateur, cellulaire, agenda électronique, système d’alarme, guichet automatique, photocopieur, stimulateur cardiaque, prothèse auditive… Bref, on ne peut plus s’en passer. Mais comme c’est un secteur qui progresse extrêmement vite, il requiert une grande capacité d’adaptation au changement. Michel St-Gelais, enseignant en électronique au Centre de formation professionnelle Jonquière depuis plus de 15 ans, connaît bien cette réalité.

« Je fais constamment de la recherche et nous achetons régulièrement de nouveaux équipements pour demeurer à la fine pointe de la technologie. Il y a tellement de secteurs où les diplômés peuvent travailler. L’installation de systèmes est un secteur où il y a énormément de demande: cinéma maison, câblodistribution, machines distributrices, systèmes de démarreur à distance pour les autos, adaptation de véhicules pour personnes handicapées, etc. Au cours des dernières années, trois de nos élèves ont été embauchés par la compagnie Xérox avant la fin de leur formation. Les ateliers d’assemblage de circuits électroniques sont également des employeurs importants. Un de nos élèves, un camionneur qui avait des problèmes de dos, s’est créé un nouvel emploi en développant un système d’installation de balances électroniques sur les camions remorques. »

Comme la plupart des passionnés d’électronique, Michel se décrit comme un «touche à tout». « Quand j’étais enfant, j’étais plutôt tranquille et réservé. Je m’amusais à démonter tous les appareils que je trouvais dans la maison et je les remontais sans problème… des fois même une semaine plus tard parce que j’ai une très bonne mémoire visuelle. Un jour, on m’a offert un jeu d’électronique où il y avait 150 possibilités de montages. C’est là que j’ai pu faire mes expériences et mes erreurs… (rires). Mon choix de carrière a été très rapide... J’ai fait une formation professionnelle en électronique à l’École Dominique-Racine. »

De 1978 à 1994, Michel a travaillé pour la Cie Électronique intégrale à Chicoutimi et pour deux entreprises de services de télévision. « En 16 ans de travail dans le privé, je n’ai connu qu’un seul mois de chômage. Comme c’est un domaine en constante évolution, on ne s’ennuie jamais. Chaque fois qu’un nouveau produit arrive sur le marché, on reçoit une formation de la compagnie. J’ai beaucoup appris de cette façon et c’est encore comme ça aujourd’hui ... »


Partager sa passion en enseignant

C’est lors d’une rencontre avec un de ses anciens enseignants, M. Jules Émond, que Michel a exprimé son désir d’enseigner. Avec toute l’expérience acquise dans la réparation et l’installation de différents appareils, sa facilité en informatique et ses recherches personnelles dans le domaine, il a découvert un moyen privilégié de partager ses connaissances. Une idée qui a fait rapidement son chemin puisqu’il a été demandé quelques mois plus tard pour un remplacement au CFPJ. Même s’il se dit de nature timide, Michel a rapidement développé des aptitudes en animation. « C’est plus facile quand les élèves partagent la même passion que toi. Quand on réussit à gagner leur confiance, c’est vraiment stimulant. On n’a pas l’impression de travailler. Je donne souvent des exemples qui facilitent la compréhension comme celui du circuit automatique qui joue le rôle d’un portier pour laisser passer le courant… Quand j’ai vu qu’il y avait de plus en plus de possibilités de travail pour moi au CFPJ, je me suis inscrit au certificat d’enseignement en formation professionnelle à l’UQAC. »

Depuis deux ans, le programme de Réparation d’appareils électroniques audio-vidéo se donne en enseignement individualisé. Le programme est d'une durée d’un an et demi (1 800 heures) et les entrées se font à tous les trois mois. Chaque élève a son poste de travail : transformateur d’isolation, source d’alimentation variable en courant alternatif et continu, générateurs audio et de fréquences, oscilloscope, multimètre, générateur d’ondes radio et station de soudage. « Aujourd’hui, j’ai davantage un rôle de personne ressource et d’accompagnateur auprès des élèves. Certains viennent de commencer alors que d’autres sont sur le point de terminer. Je peux répondre à une question sur les circuits d’alimentation de courant continu et tout de suite après, expliquer des principes de télévision numérique. Cela exige beaucoup de polyvalence, de patience et d’écoute. Je m’assure aussi que chaque élève a bien compris la matière avant l’examen d’un module et je suis régulièrement en contact avec les employeurs pour les stages. »

Sauter dans la nouveauté

Comme tous les gens à l’affût de nouveauté, Michel adore voyager. Après le Maroc, les États-Unis et les Caraïbes, il rêve de dépaysement dans de vastes contrées inconnues. Étant à la fois actif et discipliné, il pratique le karaté depuis sept ans et envisage de passer son examen de ceinture noire avant les Fêtes. Il est aussi un bout en train qui aime s’amuser. « Quand j’allais à la Ronde avec mes enfants, j’essayais tous les manèges, surtout les montagnes russes. J’étais toujours prêt à recommencer… » Sachant qu’il aime les sensations fortes et les défis, ses deux enfants, aujourd’hui pilote d’avion et future pilote d’hélicoptère, n’ont pas hésité à lui offrir un cadeau inoubliable pour son cinquantième anniversaire : un saut en parachute! Le 26 septembre dernier, Michel s’est élancé d’un avion à 12 000 pieds d’altitude. Est-ce qu’il a eu peur? « Pas eu le temps », a-t-il répondu. Huit petites minutes d’intense bonheur à flotter dans les airs comme un électron libre…

 

 


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