Claire Brassard, technicienne en administration aux Services éducatifs
1 décembre 2009

Chaque mois, la rubrique " Rencontre du mois " nous fait découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présente la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre rencontre du mois de décembre.

« Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage » 

La logistique du transport scolaire d’environ 6 000 élèves chaque année exige énormément de rigueur, de minutie et, bien sûr, un grand sens de l’organisation. La planification est d’autant plus importante qu’elle constitue une base fondamentale pour la répartition de la clientèle dans les écoles. Depuis plus de quinze ans, Mme Claire Brassard, technicienne en administration aux Services éducatifs de la Commission scolaire De La Jonquière, contribue à relever ce défi avec brio.

Curieuse de nature, Claire a toujours aimé relever des défis et apprendre le plus possible sur le terrain. Lorsqu’elle était étudiante, elle envisageait de faire des études universitaires, mais le sort en a décidé autrement… «À la fin de mon secondaire, ma mère a fait un infarctus. Nous étions huit enfants et comme j’étais l’aînée des filles, j’ai dû remettre mes études à plus tard pour l’aider. C’est là que j’ai développé mon sens de l’organisation… Puis je me suis mariée et j’ai eu mes deux filles. J’ai décidé de faire une formation professionnelle en secrétariat quand elles ont commencé l’école.» Après l’obtention de son DEP, Claire a travaillé quelques mois dans un bureau de notaire et à l’Unité Dorémy de Jonquière avant de faire son entrée à la Commission scolaire De La Jonquière en 1989. Après quatre ans de contrats et de suppléance dans différents établissements, elle a obtenu un poste de secrétaire aux Services éducatifs en 1992 et celui de technicienne en administration en 2003.


Planifier, organiser, valider et… recommencer

La planification du transport scolaire commence en mars et se poursuit jusqu’au mois d’octobre, car il y a constamment des ajustements à faire, même après la rentrée scolaire. Après avoir reçu les données sur les élèves inscrits pour l’année suivante, il faut vérifier ceux qui ont droit au transport. Viennent ensuite les rencontres avec les directions d’école pour déterminer les bassins géographiques. Pour ce faire, il faut tenir compte de plusieurs facteurs : le respect des quotas, les élèves hors du bassin, ceux qui nécessitent un transport adapté, les nouveaux développements de rue, les lumières rouges, la vitesse, etc. «La plus grande priorité, c’est la sécurité des élèves. Les lieux d’embarquements sont ciblés en fonction du lieu de résidence des élèves du préscolaire. Il faut s’assurer que tous les trajets empruntés par les autobus et les arrêts sont sécuritaires. Par exemple, on ne peut pas demander à un jeune de traverser une rue comme St-Hubert où il y a beaucoup de circulation ou le rang St-Mathias où la limite de vitesse est de 90 km/heure.»

À partir du moment où les secteurs des bassins sont identifiés, Claire doit ajuster la base géographique de la clientèle dans le système informatique et vérifier un par un les 900 parcours des 100 autobus. Un seul véhicule peut faire 16 parcours et jusqu’à 300 km par jour. «Je prépare tous les devis et les remets aux entrepreneurs. Parfois, il faut ajouter un parcours et un autobus ou encore déplacer la clientèle de certains secteurs parce qu’il y a trop d’élèves dans une école. Dans ce cas-là, il faut tout revoir pour s’assurer qu’ils vont arriver à l’heure le matin et qu’ils vont avoir assez de temps pour dîner. Il y a constamment des ajustements à faire. Peu importe où l’élève demeure, il faut faire le maximum pour lui donner le service. J’ai appris à bien planifier pour respecter les échéances et à prévoir une solution d’échange au cas où un problème surviendrait.»

Quand tout est bien réglé, Claire peut partir en vacances l’esprit tranquille. À son retour, il faut rédiger les documents, expédier l’information aux parents, organiser le plan de stationnement des autobus de toutes les écoles et répondre aux clients. «Il faut compter une période d’adaptation de 15 jours en début d’année scolaire. Normalement en septembre, tout commence à bien rouler, sauf que, curieusement à Jonquière, on dirait que tout le monde déménage en septembre… Finalement, on est tout le temps en mode de vérification et de correction.»

Après les derniers ajustements, il y a tout le suivi à faire pour la perception des paiements du transport du midi, le rapport à expédier au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport ainsi que la planification des transports pour les sorties complémentaires. «Cette année, nous avons reçu 150 demandes des écoles pour le volet culturel… Il y aussi le transport à prévoir pour les activités sportives, les compétitions de fin de semaine, les sorties des services de garde lors de journées pédagogiques, etc. Au mois d’octobre, je revois les circuits du transport scolaire avec les entrepreneurs pour vérifier si tout concorde avec le système établi. C’est là qu’on intercepte les erreurs, qu’on ajuste les contrats pour les dépassements ou réductions de temps, etc.»

Finalement, les seuls mois où Claire peut approfondir ses dossiers, faire de la recherche ou de la formation sont janvier et février. Passionnée d’informatique, elle a souvent appris le fonctionnement des nouveaux logiciels par elle-même avant de recevoir la formation. «J’adore l’informatique! Aujourd’hui, si j’avais à choisir une carrière, je serais programmeur-analyste. Quand j’arrive chez moi, je me détends un peu en faisant une marche ou en prenant un «spa». Tout de suite après, j’ouvre mon ordinateur et je communique avec ma fille qui demeure à Lévis.»

Claire est actuellement en retraite progressive et prendra définitivement congé de son emploi dans deux ans. «Je suis très satisfaite de mon travail parce que j’ai beaucoup de latitude et d’autonomie. Je n’ai rien planifié pour les premiers six mois de ma retraite. Repos complet. Il y a trois ans, j’ai découvert le camping et c’est devenu une passion. J’aime bien partir à l’aventure avec mon chum, mon chien et mon chat… Je vais peut-être faire du bénévolat, en autant que je continue d’apprendre. Des fois, je pense à quitter la région pour me rapprocher de ma fille… mais il faudrait que mon autre fille à Jonquière déménage aussi. Je suis très mère poule (rires). C’est probablement pour ça que la sécurité des élèves me tient tant à cœur…»

 


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