Francine Alice Perron, responsable du Club des petits déjeuners de l'école Sainte-Marie-Médiatrice
1 janvier 2010

Exceptionnellement, la rubrique " Rencontre du mois " de janvier nous fera découvrir une bénévole de l'école Sainte-Marie-Médiatrice. Nous vous présenterons la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre première rencontre de l'année 2010.


Du temps précieux pour des matins plus joyeux

Madame Francine Alice Perron est bénévole pour le Club des petits déjeuners de l’école Sainte-Marie-Médiatrice depuis le début des opérations en 2001 et en assure la responsabilité depuis trois ans. Diplômée en Cuisine d’établissement avec une expérience dans la restauration, en plus d’avoir opéré une garderie en milieu familial, elle est donc très à l’aise avec toute la logistique qu’exige le Club.

Chaque matin, Francine et son équipe accueillent 85 élèves de 4 à 12 ans. En tout, cinq équipes totalisant 27 bénévoles assurent la relève et voient à la préparation du repas, au service et à la propreté des lieux. Tout cela bien sûr, avec entrain et bonne humeur, car un accueil chaleureux permet de bien débuter la journée. La plupart de ces bénévoles sont des personnes de la communauté, hommes et femmes de 30 ans et plus qui désirent rendre service. Ils sont présents une à deux fois par semaine, de 6 h 30 à 8 h 30. Les menus sont élaborés par une diététicienne du Club des petits déjeuners du Québec et tiennent compte des quatre groupes alimentaires, nous précise Francine. «Chaque jour, c’est différent : un matin, les enfants mangent des céréales, un autre ce sont des bagels ou encore des muffins anglais, des crêpes, des omelettes ou des gaufres. Ils peuvent ainsi développer leurs goûts. Chaque menu est accompagné de lait, de deux choix de fruits et de yogourt. On leur sert aussi du jus de fruits en autant qu’il ne s’agisse pas d’un menu sucré comme du pain doré.» 

Le Club des petits déjeuners est ouvert à tous les enfants sans distinction de leur condition sociale. Le coût pour chaque enfant est de 0,30 $ par repas, soit 48 $ pour l’année. «Ce qui est bien dans cette formule, c’est que tout le monde est sur le même pied d’égalité. Personne ne sait qui paie et qui ne paie pas, même pas les bénévoles. Ce service est aussi très apprécié des parents qui doivent partir très tôt pour le travail, car l’enfant n’a pas toujours faim en se levant. C’était comme ça, avec mes deux filles… Grâce à ce service, ils sont certains que leur enfant prendra un bon repas avant d’entrer en classe. D’autres élèves demandent à s’inscrire pour le plaisir de déjeuner avec leurs amis.»

En tant que responsable, Francine donne une vingtaine d’heures par semaine pour l’organisation et la gestion du Club. Chaque matin, elle vérifie la liste des jeunes et s’assure que les bénévoles sont présents. Elle veille également à l’encadrement, à la discipline, à la décoration de la salle et à tous ces petits gestes qui font une différence comme les cartes d’anniversaire et les petits cadeaux de Noël. Elle rédige également le rapport mensuel des activités et fait le dépôt des paiements. Les commandes sont faites toutes les trois semaines et les produits arrivent directement de l’entrepôt de Montréal, car plusieurs compagnies partenaires fournissent gratuitement des denrées telles que le yogourt, le pain et le jus. Les autres achats sont faits grâce aux dons recueillis dans tout le Québec. «Tout le matériel d’opération — réfrigérateur, cuisinière, vaisselle, serviettes, savon et nourriture — est fourni par l’association provinciale. Cela représente une somme de 15 000 $ par année par école. C’est un bon investissement, car l’expérience a fait ses preuves depuis longtemps sur le rendement scolaire des élèves. Il y a aussi de belles valeurs sociales qui sont véhiculées à travers cette activité comme le partage et l’entraide. L’association provinciale a également mis en place le projet JeunEstime qui encourage les échanges basés sur le respect et le développement de l’estime de soi. L’an passé, nous avons fait la promotion d’une saine alimentation à partir du guide alimentaire canadien. Les jeunes ont également travaillé à la création de cartes postales afin d’exprimer leur reconnaissance aux responsables de l’association provinciale. Cinq modèles de dessins et de textes ont été choisis et 80 cartes, signées par les jeunes, leur ont été remises en guise de remerciements.»

Savoir viser juste en tout temps

Si Francine a développé le sens de la mesure à travers ses multiples expériences de travail, on peut également affirmer qu’elle sait viser juste, tant dans la réalisation de ses objectifs que dans la pratique de son sport préféré, le tir à l’arc. Ce qui était au départ un simple loisir lors de ses débuts en 1984 s’est transformé en une véritable passion puisqu’elle a remporté plusieurs médailles lors de compétitions d’envergure. Après plusieurs formations et de nombreuses heures sur le terrain, elle est devenue entraîneure et juge de compétitions régionales, provinciales et nationales. Depuis quatre ans, elle entraîne un groupe d’élèves du programme Sport-arts-études de l’École polyvalente Arvida tous les après-midi de la semaine. «C’est une discipline qui exige énormément de concentration, un véritable décompresseur, mais il faut bien se réchauffer avant pour éviter les blessures. Je fais du conditionnement physique et du yoga avec les élèves. La fin de semaine, surtout l’été, je me promène à travers le pays comme entraîneure ou juge. Je suis également animatrice pour les scouts de Fatima. Toutes ces activités me gardent en forme et je marche tous les jours.»

Francine se dit très valorisée dans tout ce qu’elle fait. Au cours des années, elle a pu vérifier tout le bien qu’une initiative comme le Club des petits déjeuners peut faire. «D’abord, je dois dire que la direction et le personnel de l’école nous ont toujours supportés depuis la fondation du Club. Il arrive souvent que des problèmes puissent être réglés avant d’entrer en classe. Quand je vois un jeune qui ne se sent pas bien, je discute avec lui et on cherche des solutions. J’ai aussi remarqué que certains élèves hyperactifs adoptent le rythme du groupe le matin et deviennent plus tranquilles. Pour les enfants uniques, c’est vraiment une belle expérience de partage. Les plus vieux aident souvent les plus jeunes à s’intégrer au fonctionnement. La majorité des jeunes sont très reconnaissants envers notre travail. Un élève m’a déjà dit, après avoir mangé une crêpe aux fruits, que c’était son meilleur déjeuner à vie!»

Rappelons que le Club des petits déjeuners du Québec est une initiative de M. Daniel Germain. Il a ouvert ses portes en 1994 à l’école primaire Lionel-Groulx de Longueuil. Grâce au soutien d’un nombre grandissant de partenaires privés et publics, le Club des petits déjeuners du Québec a installé ses services dans 244 clubs primaires et secondaires du Québec. Au cours de l'année scolaire 2008-09, le Club a servi 2 100 000 petits déjeuners.

Félicitations et merci à tous ces bénévoles qui contribuent
à ensoleiller la journée de milliers d’enfants!



Source : www.clubdejeuners.org

 


Voir les archives
Calendrier
des activités