Pierre-Yves Béland, directeur général adjoint
26 février 2010

Chaque mois, la rubrique " Rencontre du mois " nous fait découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présente la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre rencontre du mois de mars.

« Ma capacité d’adaptation m’a constamment permis d’apprendre et d’avancer… »

Pierre-Yves Béland occupe le poste de directeur général adjoint à la Commission scolaire De La Jonquière depuis plus de 10 ans. Natif du Lac-Bouchette au Lac-Saint-Jean, Pierre-Yves n’avait aucune idée de son emploi futur à cette époque tellement il était occupé à s’amuser avec ses amis. Son énergie débordante et son esprit ludique lui ont cependant valu un changement de cap important au cours de sa cinquième année du primaire. «Je n’ai jamais eu de problème sur le plan des apprentissages sauf que… disons que j’étais un peu turbulent. Mes parents ont jugé bon de m’inscrire dans un pensionnat à Beauport. Même si cette expérience a été très difficile au début, elle m’a permis de développer mon autonomie, mais surtout ma capacité d’adaptation. J’ai poursuivi mes études secondaires puis collégiales dans la région de Québec. Pendant les vacances, je travaillais comme moniteur dans un camp de vacances pour les enfants. C’est là que j’ai compris que ma place était auprès des jeunes.»

De retour au Lac-Saint-Jean, Pierre-Yves a participé à la mise en place de la base de plein air du Lac-Bouchette où il a travaillé comme patrouilleur de ski de fond. Au cours de ses études universitaires en enseignement à l’adaptation scolaire à l’UQAC, il a présidé le club de plein air L’Escapade, contribué à la promotion des activités de plein air et participé à l’organisation d’excursions de canot-camping pour les étudiants.

Pierre-Yves a débuté sa carrière professionnelle comme orthopédagogue à la Commission scolaire régionale du Golfe à Schefferville, une petite ville minière à 579 km au nord de Sept-Îles. L’école secondaire comptait environ 400 élèves d’une vingtaine de nationalités différentes. «Je suis arrivé à Schefferville à 23 ans, avec plein d’énergie et tous ces grands espaces à découvrir et à explorer. C’était un autre univers! Peu de temps après, j’ai rencontré ma conjointe, Jacynthe, également diplômée en adaptation scolaire. Nous avons découvert des paysages exceptionnels, grâce à des amis autochtones qui nous ont guidés sur des parcours de chasse et pêche. Après la fermeture de la mine en 1983, Jacynthe et moi avons été transférés au Saguenay à la Commission scolaire Les-Deux-Rives à Kénogami. J’ai obtenu un poste d’aide pédagogique dans les écoles Sacré-Cœur, Bégin et Saint-Charles où j’ai découvert des gens extraordinaires. J’ai dû m’adapter aux programmes du primaire, mais aussi à une autre forme d’accompagnement et d’encadrement. Ce n’était pas évident non plus pour ma petite fille de deux ans de passer d’un village nordique à la ville. Comme c’était l’automne et qu’elle voyait les feuilles tomber des arbres pour la première fois, elle a eu très peur parce qu’elle croyait que c’étaient des bibittes.»

« Gérer, c’est d’abord écouter puis orienter et réaliser »

À la suite de la fusion des commissions scolaires du grand Jonquière en 1988, Pierre-Yves a occupé différents postes qui lui ont permis d’approfondir l’organisation et la gestion des services aux élèves : conseiller pédagogique en adaptation scolaire (1990-1993); directeur adjoint à l’école Notre-Dame-du-Rosaire (1993-1995); coordonnateur en adaptation scolaire (1995-1998) et coordonnateur de l’enseignement secondaire (1998-2000). «Je suis arrivé au poste de coordonnateur de l’enseignement secondaire en même temps que la grande réforme. Heureusement, j’avais pris part aux États généraux sur l’éducation et j’avais une idée des grands chantiers à réaliser. C’est ce qui m’a rendu confortable avec le travail de gestion. Évidemment, c’est un travail d’équipe. Il faut être à l’écoute des gens, identifier les principales préoccupations et ce qui peut être réalisable dans le contexte…»

Après plusieurs années de travail auprès des jeunes, de rôle conseil, de soutien et d’accompagnement aux enseignants, de participation à des rencontres de réflexion et de concertation avec les gestionnaires et partenaires dans le but d’améliorer constamment les services aux élèves, Pierre-Yves se sentait prêt à relever un nouveau défi. «Aujourd’hui, avec le recul, je réalise que cette capacité d’adaptation m’a constamment permis d’apprendre et d’avancer. L’autre élément important, c’est la capacité de se remettre en question. Prendre le temps de s’arrêter et de se demander si on va dans la bonne direction. À partir du moment où tu démontres une ouverture aux autres et que tu es en mesure d’apprendre de tes erreurs, tu peux construire, te réaliser et t’actualiser.»

La fonction première du directeur général adjoint est d’abord d’assister le directeur général dans le bon fonctionnement de l’organisation. Une fonction qui demande une écoute active, le partage des visions et des orientations pour l’avancement des dossiers. Il travaille en étroite collaboration avec tous les gestionnaires de la Commission scolaire afin d’assurer une concertation et une coordination entre les différents secteurs d’activités. Il est porteur de plusieurs dossiers et supervise leur mise en œuvre afin qu’elle soit conforme aux orientations de la planification stratégique et aux décisions prises par le Conseil des commissaires : ententes et relations avec les partenaires, accompagnement des directions d’établissement dans leur projet éducatif, application de certaines politiques, transport, gestion des plaintes, mobilisation des ressources lors de situations d’urgence telles que la pandémie, etc.

Refaire le plein d’énergie et repartir…

Le premier avril prochain, après 27 ans de travail soutenu au sein de la Commission scolaire De la Jonquière et 32 ans dans le milieu scolaire, M. Béland considère qu’il est maintenant temps de prendre congé. «On ne peut pas avoir travaillé tant d’années dans une organisation et quitter sans nostalgie. Ce n’est pas évident non plus de descendre d’un train qui roule à 150 km/heure. C’est un choc important et il faut prendre le temps de l’absorber. Ce qui m’a décidé, c’est d’abord le fait que ma conjointe est à la retraite depuis près de deux ans. Après avoir expérimenté la voile pendant cinq ans, nous avons maintenant le goût d’explorer toute l’Amérique carrossable en campeur motorisé. Mais avant, je vais avoir besoin d’une période de transition pour retrouver la forme. De plus, je suis grand-papa d’une petite fille de huit mois dont je suis complètement gaga. L’autre élément déclencheur, c’est que j’ai vu trop de monde aller jusqu’au bout du rouleau avant de se décider à partir. Mon père étant décédé à peine un an après avoir pris sa retraite…

Le message que je veux laisser, c’est que tout le personnel qui travaille au sein de la Commission scolaire De La Jonquière peut vraiment être fier de cette organisation. Collectivement, nous avons les valeurs accrochées à la bonne place et nos élèves réussissent bien. Une organisation en mouvement, c’est nécessairement une organisation qui avance. Je trouve qu’on évolue d’une façon équilibrée et que nous sommes vraiment orientés dans le sens des objectifs qu’on s’est fixés. Je ne dis pas que nous sommes parfaits, mais je tiens à dire qu’on fait du bon travail et qu’il faut continuer. Les jeunes qui sont actuellement dans nos classes vont constituer la société de demain qui sera de plus en plus complexe. Il faut qu’ils soient mieux outillés pour que cette société soit saine et en mesure d’assumer ses responsabilités. Comme commission scolaire, nous avons un rôle majeur à jouer, au même titre que tous les acteurs qui y adhèrent, et je suis fier de faire partie de cette organisation. Une organisation en santé qui m’a fait confiance. Je vais quitter avec la satisfaction d’y avoir contribué …»

 

 


Voir les archives
19oct.
Prochaine activité

Les grandes rencontres

Calendrier
des activités