Martin Bédard, agent de liaison
30 avril 2010

Chaque mois, la rubrique " Rencontre du mois " nous fait découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présente la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre rencontre du mois de mai. 


« J’aime que les élèves gardent un bon souvenir de nous… »

Martin Bédard occupe le poste d’agent de liaison au Centre de formation professionnelle Jonquière depuis le mois d’août 2004. Un nouveau poste qui reflète bien la préoccupation de la Commission scolaire De La Jonquière pour la réussite éducative et sociale de sa clientèle et, selon l’avis de Martin, un emploi sur mesure pour lui.

Natif de Sherbrooke, il a fait toute sa formation scolaire dans sa ville natale. Ce que Martin aimait le plus à l’école, c’était l’école… un milieu qui bouge et où l’on est constamment entouré de gens. Mais pour un touche-à-tout comme Martin, ce n’était pas évident de faire un choix de carrière. Aimant le dessin, il a commencé ses études collégiales en graphisme. Un an plus tard, il a bifurqué en génie civil. Après trois ans de cégep, il a décidé de poursuivre à l’université. Il a débuté un BAC en histoire, mais comme il aimait moins la partie recherche, il a décidé de poursuivre en activité physique. Après un premier stage dans une école, Martin a réalisé les limites d’embauche pour ce domaine professionnel dans sa région. Il a consulté un conseiller en orientation pour finalement choisir et compléter un BAC en information et orientation scolaire à l’Université de Sherbrooke.

« J’ai cherché à comprendre pourquoi j’avais changé si souvent de parcours et je me suis rappelé les paroles de mon père quand j’avais 9 ou 10 ans. Il nous avait dit à mon frère et moi : je vais changer d’emploi et peut-être gagner moins de sous, mais ce qui est important, c’est d’aimer ce que l’on fait… même si vous avez une possibilité de promotion et que ça semble attirant et plus payant. Si vous n’aimez pas ce que vous faites, ne perdez pas votre temps là-dedans. Moi, j’avais pris ça au pied de la lettre (rires). Le fil conducteur dans tout ce que j’ai entrepris, c’est que j’aime le monde. Même quand j’étais enfant, mes parents ne pouvaient pas relaxer la fin de semaine parce que je voulais toujours qu’on invite des gens. À l’école, j’étais du genre passe-partout… je m’adaptais à tous les types de personnes. Dans mon emploi, c’est la même chose. Je suis beaucoup plus dynamique quand je sais que je travaille avec et pour des gens. »

Après l’obtention de son BAC en 2000, Martin a obtenu un premier emploi au Service Relance du Saguenay, un organisme communautaire qui vient en aide aux personnes judiciarisées. Son emploi consistait à entrer dans les centres de détention à Roberval et à Chicoutimi pour rencontrer les détenus afin de planifier leur retour à l’emploi ou aux études. Après leur libération, il faisait le suivi avec les agents dans les centres locaux d’emploi ou de formation. «Étant curieux de nature, je voyais ce travail comme un défi intéressant. C’est là que ma capacité d’adaptation a été confrontée. Quand les portes se ferment derrière toi, tu entres dans une microsociété avec ses propres règles. Lorsque je devais faire l’historique criminel avec le détenu, certains détails des délits venaient me chercher plus que d’autres, mais je devais garder une attitude professionnelle et demeurer objectif. Ça me rattrapait souvent quand je rentrais chez moi…»

Le réseautage, pierre angulaire de l’agent de liaison

Les principaux dossiers de l’agent de liaison dans un centre de formation professionnelle concernent la gestion et la coordination des stages ainsi que le placement étudiant. Il travaille en étroite collaboration avec la direction, les enseignants, les conseillers en orientation et les psychoéducateurs. Tous les trois mois, il y a des groupes qui arrivent et d’autres qui partent. Il faut d’abord informer les nouveaux élèves des différents services offerts par le CFPJ. Exception faite des métiers de la construction, tous les programmes comprennent des stages en fin de formation ou se donnent en alternance travail-étude. Martin voit à la logistique avec les entreprises et à la préparation des documents à remettre aux élèves. La suite logique après les stages concerne le placement étudiant, ce qui inclut la gestion du site Web pour l’hébergement des curriculum vitae des finissants et leur transfert aux entreprises. Martin peut également accompagner les élèves qui souhaitent travailler à temps partiel pendant leur formation.

Que ce soit pour l’organisation de stages ou le placement étudiant, Martin est constamment en communication avec les entreprises de la région et de l’extérieur selon le besoin. « Le CFPJ, c’est un feu roulant continuel avec environ 1 700 élèves qui entrent et qui sortent chaque année. Certains élèves peuvent nous demander un stage à Québec, Montréal ou sur la Côte-Nord. On peut même organiser des stages en Europe où nous avons des contacts pour le secteur de l’alimentation, de la mécanique ou de l’électromécanique. Une autre partie de mon mandat concerne le recrutement, soit la promotion des programmes du CFPJ lors d’événements d’information scolaire comme le salon Zig Zag et des tournées dans les régions de Québec, de Charlevoix et de la Côte-Nord. Évidemment, j’entretiens des liens de partenariat avec les autres institutions scolaires et toute organisation externe qui peut avoir un lien avec notre clientèle : les Carrefours jeunesse, Cible-action, la Table régionale en entrepreneuriat, les centres locaux de développement, Emploi-Québec, SÉMO Saguenay, etc. »

Pour une personne sociable comme Martin, toutes ces rencontres avec les élèves, les collègues et les partenaires sont déterminantes. « Certains élèves nous marquent davantage. Souvent, lorsqu’un groupe nous quitte, je me dis que c’est une belle gang qui s’en va. Finalement, on est toujours surpris parce qu’il nous en arrive d’autres aussi belles… J’aime que les gens gardent un bon souvenir de nous. Je me suis beaucoup attaché à la région et à mon milieu de travail. Curieusement, même si je ne suis pas natif d’ici, les gens me cherchent toujours un lien de parenté avec eux. C’est ce que j’aime au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les gens sont faciles d’accès, aidants et entreprenants. »



Par: Johanne Morissette
       Service du secrétariat général et des communications

 


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