Marlène Fillion, enseignante en Décoration intérieure et étalage
2 mai 2011

Chaque mois, la rubrique " Rencontre du mois " nous fait découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présente la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre rencontre du mois de mai. 


La créativité au service de l’harmonie

Si certaines personnes hésitent avant de faire un choix de carrière, d’autres en ont une idée bien précise dès le début du secondaire. C’est le cas de Marlène Fillion, enseignante en Décoration intérieure et étalage au Centre de formation professionnelle Jonquière depuis près de vingt ans.

Passionnée de dessin et de peinture, Marlène a su très rapidement qu’elle s’orienterait vers une carrière en lien avec les arts. Après deux années de cégep dans cette discipline, un vent d’autonomie la poussa vers Montréal afin de mettre en pratique les notions acquises. Son sens artistique et sa dextérité manuelle lui permirent de trouver rapidement un travail de mise en page de publicités dans un journal de Québécor. « À cette époque, tout se faisait à la main. Le texte était imprimé sur un papier spécial que je collais sur la maquette avec une indication pour l’emplacement de la photo. Cet emploi m’a permis de revenir dans la région un an plus tard grâce à un transfert au journal Le Réveil de Jonquière. »

En 1979, Marlène opta pour un retour aux études en s’inscrivant au baccalauréat en enseignement des arts à l’UQAC. Après l’obtention de son diplôme, elle travailla deux ans à Québec dans le domaine de la restauration de statues religieuses et celui de l’encadrement. Cinq ans plus tard, Marlène revenait au Saguenay pour épouser son ami de cœur, puis se consacra un certain temps à la vie de famille avec son conjoint et ses deux enfants. Après un travail à temps partiel dans le monde de l’esthétique, elle reçut sa première offre d’enseignement professionnel au CFPJ, édifice Mellon où se donnait le programme Décoration intérieure et étalage. Elle fut rapidement séduite par le développement de projets créatifs avec les élèves. À la suite de ce contrat, elle a fait plusieurs remplacements comme enseignante en art dans plusieurs écoles primaires de la Commission scolaire De La Jonquière. À partir de 1992, l’augmentation croissante de la clientèle en Décoration intérieure et étalage lui permit de consolider son emploi dans ce domaine. Depuis quelques années, Marlène est également animatrice pédagogique de son secteur.

Un programme artistique des plus complet

Le programme Décoration intérieure et étalage compte 1 800 heures de formation, incluant un stage de 150 heures, le tout étant réparti sur une période d’un an et demi. Tout au long de leur formation, les élèves développeront différentes compétences :

- faire des plans et des perspectives;
- évaluer les besoins en matériaux et tissus;
- conseiller la clientèle sur le choix des couleurs, du mobilier, des aménagements et des éléments décoratifs;
- concevoir et réaliser des décors de scène, des kiosques d'exposition, des vitrines commerciales, etc.;
- organiser et planifier le travail.

« C’est un programme très complet qui amène l’élève à travailler autant la décoration que l’étalage. L’évolution dans la réalisation des modules est constante. On commence par des projets simples et on y ajoute des éléments de contenu de plus en plus complexes. À la fin de leur parcours, les élèves n’en reviennent pas de voir tout ce qu’ils ont appris. Nous avons la chance d’avoir des locaux et toutes sortes de matériaux pour fabriquer nos décors de vitrines ou de scènes. Chaque projet débute par la conception avec croquis et petites maquettes, puis c’est le choix des matériaux et la formation des équipes pour construire le décor en format réel. Tout est pensé pour recréer le plus fidèlement le marché du travail. C’est de cette façon que nous avons réalisé, année après année, les décors pour la comédie musicale de l’école Saint-Jean Baptiste à la salle Pierrette-Gaudreault et ceux de nombreuses parades de mode dans les écoles secondaires. »

À la fin de leur formation, les diplômés pourront mettre à profit leur imagination et leur esprit d’initiative en travaillant dans un grand magasin, une entreprise de décoration, une galerie d’art, une agence d'étalagistes ou de publicité. « Ce que j’aime le plus dans l’enseignement de ce programme, c’est toute la créativité exigée. Il n’y a pas de routine. Chaque fois que j’enseigne un module ou que je reprends un projet avec de nouveaux élèves, on ne le traite jamais de la même façon. Souvent, quand je leur demande de fabriquer des éléments de décor, je le fais en même temps qu’eux. J’ai déjà fabriqué une vache recouverte de papier d’emballage de chocolat suisse. Les élèves aiment voir ce que l’enseignant est capable de réaliser… Mais ma plus grande satisfaction, c’est de voir leur évolution du début jusqu’à la fin. Dès que je réussis à établir une relation avec eux et à obtenir leur confiance, tout devient agréable et facile. Parfois, je me permets de les pousser un peu plus quand ils ont beaucoup de talent. D’ailleurs, une de mes collègues de travail a été une de mes anciennes élèves. »

Ouvrir ses horizons pour nourrir sa créativité

En 2008-2009, Marlène est partie une année en Suisse avec son conjoint, un enseignant au primaire qui a fait un échange avec une enseignante dans une école à Genève. Une année de découvertes et de créativité extraordinaires pour Marlène qui a pu se consacrer à sa passion, la peinture. Elle a également fait beaucoup de bénévolat en confectionnant plusieurs costumes et décors pour des pièces de théâtre à l’école. Elle a même trouvé le temps de donner un atelier d’arts plastiques sur le peintre québécois Jean-Paul Lemieux à des élèves de 2e année.

« J‘en ai profité pour leur parler du Québec et des grands espaces. J’ai aussi accompagné des classes dans les sorties culturelles et, bien sûr, j’ai visité la Suisse, la France et l’Italie. Mais mon objectif premier, c’était de peindre, surtout des portraits, de préciser mon style… J’ai produit 33 tableaux et je n’arrête plus de peindre depuis ce temps-là. J’ai un bel emploi avec un horaire varié qui me permet de rester créative. J’ai toujours souhaité travailler pour la beauté et l’harmonie dans une ambiance de respect avec mes collègues et mes élèves. Je suis vraiment gâtée ici… »


Par Johanne Morissette
Service du secrétariat général et communications

 


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