Martial Verreault, directeur adjoint au Service des ressources matérielles et informatiques
1 juin 2011

Chaque mois, la rubrique " Rencontre du mois " nous fait découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présente la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre rencontre de la saison estivale. 

Une carrière basée sur des défis

Martial Verreault occupe le poste de directeur adjoint au Service des ressources matérielles et informatiques depuis un peu plus de cinq ans. Ce qui le caractérise le plus, c’est sa nature curieuse, sa bonne humeur contagieuse et son sens du défi. Même lorsqu’il était enfant, son plus grand plaisir n’était pas de s’amuser avec un jouet, mais plutôt de le démonter pour arriver à le remonter par la suite.

Un jour, alors que le téléviseur à la maison était défectueux, Martial a été fasciné par le travail du réparateur. Touché par l’intérêt du jeune homme, celui-ci a pris le temps de lui expliquer quel était le problème et de quelle façon il allait le réparer. « J’ai tellement été impressionné que lorsqu’il est parti, j’ai dit à ma mère : c’est ça que je veux faire dans la vie! Au secondaire, j’ai décidé de faire une formation professionnelle en réparation d’appareils électroniques en me disant que tant que je n’aurais pas d’emploi, je poursuivrais mes études. J’ai été embauché dès la fin de mon cours chez Claude Girard TV, un atelier de réparations où j’ai travaillé pendant huit ans. Je m’occupais principalement de faire tout le suivi des garanties sur les appareils électroniques vendus dans plusieurs commerces de la région. J’y ai passé de très belles années et j’ai même pensé acheter le commerce de mon employeur. »

Il faut croire que la vie avait d’autres projets pour Martial puisqu’un téléphone a modifié considérablement son plan de carrière. C’était le Centre de formation professionnelle Jonquière qui recherchait des entreprises pour participer aux Olympiades. À cette époque, il y avait deux volets à cette compétition : un pour les élèves et un autre pour les travailleurs des entreprises. « On m’a demandé de m’inscrire pour la réparation de télévision, mais j’ai refusé. Puis, j’ai appris que d’autres ateliers de services participaient et l’un d’eux m’a lancé un défi. J’ai changé d’idée et j’ai remporté la compétition régionale dans mon domaine. Un peu plus tard, je me suis retrouvé à la compétition provinciale avec un autre téléviseur défectueux. Une heure après avoir reçu les consignes, je n’avais aucune idée de quel problème il s’agissait. Dans ma tête, tout le monde avait terminé et j’étais le seul qui n’avait pas trouvé la solution. Je me suis retroussé les manches et je me suis dit : je ne suis pas venu ici pour rien, au moins je vais le réparer. On avait de 8½ heures à midi pour trouver le problème et j’ai terminé à 11 heures. Finalement, quand je suis sorti du stand, j’étais le seul à l’avoir réparé et j’ai gagné la compétition provinciale. »

En 1993, Martial a reçu une demande du CFPJ pour enseigner en réparation d’appareils électroniques et tout s’est rapidement enchaîné par la suite. Il a obtenu une permanence en 1995 et il a définitivement quitté l’entreprise. Il a occupé le poste de directeur adjoint à l’édifice du Royaume de 1999 à 2006 tout en poursuivant ses études en enseignement professionnel. Il a obtenu son baccalauréat en 2001.

Le service client, une priorité! 

Lorsque Martial a débuté ses fonctions de directeur adjoint au Service des ressources matérielles et informatiques en 2006, il a retrouvé l’ambiance qu’il aimait dans un atelier de service avec des clients et une équipe de techniciens. Tout son parcours précédent a eu un impact sur son fonctionnement actuel. Il coordonne et supervise le travail de douze personnes qui voient au bon fonctionnement d’environ 3 000 ordinateurs dans une trentaine de bâtiments et d’un réseau de fibres optiques fournissant les différents services comme Internet, les serveurs de fichiers, les logiciels administratifs, etc. « En tant que responsable de l’informatique, c’est le service client qui est la priorité. Il faut qu’il y ait le moins d’interruptions possibles. De plus, mon expérience dans l’enseignement me permet de participer aux orientations sur le plan technique. Par exemple, je sais ce que représente un tableau interactif pour un enseignant. J’aurais aimé utiliser cette technologie dans mes cours... »

L’informatique exige beaucoup de planification. Avec la complicité de son équipe, Martial doit s’assurer du bon développement des projets de modernisation tant au niveau des ressources financières que des ressources humaines afin que tout soit fonctionnel dans les délais prévus. Par la suite, il doit déterminer les tâches de chacun pour l’installation des nouveaux systèmes. « La force d’une équipe, c’est d’avoir des gens différents et complémentaires. Si j’avais seulement des Martial Verreault dans mon équipe, ça ne fonctionnerait pas. Les tâches en informatique changent très rapidement. Si on n’est pas capable de s’adapter, si on ne met pas les bonnes personnes aux bons endroits, on peut avoir des problèmes de fonctionnement. »

Très tôt le matin, Martial répond à ses courriels à partir de chez lui. Dès qu’il arrive au bureau, il entreprend une tournée systématique de son équipe. Cela lui permet de garder un bon contact avec chaque personne, de voir si tout va bien et de faire des ajustements au besoin. Ensuite, il y a des réunions de service, l’analyse des dossiers et du travail de coordination pour établir les priorités des quatre secteurs : écoles primaires et secondaires, centres de formation des adultes, centre administratif, serveur et réseau. « Aujourd’hui, l’informatique est un service essentiel. Prenons par exemple les techniciens en organisation scolaire. Ils ne peuvent fonctionner sans ordinateur. Ils sont constamment reliés au système pour la déclaration de clientèle. Souvent les techniciens vont entrer au bureau à six heures pour la mise à jour, parfois même le samedi ou le dimanche pour éviter les arrêts de service. Si jamais il y a une interruption imprévue, on se rencontre pour analyser ce qui s’est passé et comment on aurait pu l’éviter. Ensuite, on cherche des solutions et des actions préventives afin que ça n’arrive plus. »

En dehors du travail, Martial se transforme régulièrement en « monsieur Bricole » à l’intérieur de son « méga » garage qu’il a construit lui-même avec sa conjointe. « C’est ma façon de relaxer. Si quelque chose est brisé, il faut que je le répare! Je me suis habitué très tôt à réparer des objets brisés puisque mon père est décédé quand j’avais six ans. Il a fallu que je développe rapidement ma débrouillardise et mon autonomie. J’aime que tout soit parfait. Je suis un client exigeant quand je vais au garage pour ma voiture. Des fois, on me trouve fatigant… »

Que ce soit dans le démontage et le remontage d’un appareil, l’enseignement ou la résolution d’un problème informatique, toute la carrière de Martial a été basée sur des défis. « Présentement, je suis si bien dans mon travail que je ne vois pas de changement à court terme. En informatique, le créneau est tellement large qu’il y a toujours un défi à relever. Mais ce que j’aime le plus, c’est rendre service et voir les gens heureux autour de moi, au travail comme à la maison. Si je regarde ma vie aujourd’hui, mon cheminement et tout ce qui m’entoure, j’ai vraiment tout pour être heureux. »

Par Johanne Morissette
Service du secrétariat général et des communications


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