Cathy Cloutier, agente de bureau, classe principale au Centre des services aux entreprises
1 septembre 2011

Chaque mois, la rubrique " Rencontre du mois " nous fait découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présente la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre rencontre du mois de septembre.

Faire une chose à la fois, non merci!

En m’accueillant dans son bureau décoré d’une couleur rose bonbon, Cathy Cloutier, agente de bureau, classe principale au Centre des services aux entreprises, répondait déjà à un appel tout en écrivant un courriel. Le ton de notre entretien était donné : avec Cathy, il faut que ça bouge!

Cathy a obtenu son poste d’agente de bureau, classe principale au CSE il y a environ un an. « Le CSE est un service de consultation et de formation. Notre mission est d’aider les entreprises à développer certaines compétences chez leurs ressources humaines et à améliorer la performance de l’entreprise ». Membre de l’équipe de l’éditique, Cathy a comme principale tâche de produire les documents nécessaires aux formateurs du CSE. « Le rôle de l’équipe de l’éditique est de mettre en page les différents documents de formation conçus par les agents de développement et les conseillers en formation. Ils nous transmettent une demande de travail et c’est à nous de produire le document selon des standards. Que ce soit les standards de l’entreprise elle-même ou encore ceux du CSE, l’équipe doit s’assurer que les cahiers de formation, les présentations PowerPoint, les plans de communication ou autre répondent bien aux exigences des clients. »

Ce travail exige beaucoup de rigueur, de minutie et une qualité de français irréprochable. La capacité à travailler sous pression est également une qualité requise chez les membres de cette performante petite équipe, se plaît-elle à l’appeler. « Nous devons souvent composer avec de courts délais, ce qui augmente le niveau d’adrénaline ».

Le travail sous pression, un inconvénient pour Cathy? Non, je ne penserais pas!

Quand la vie nous fait prendre différents chemins

Détentrice d’un diplôme d’études collégiales en Art et technologie des médias, option radio, du Cégep de Jonquière, Cathy souhaitait ardemment travailler comme animatrice. « L’obtention de mon diplôme a coïncidé avec l’arrivée des grands réseaux radiophoniques. Des animateurs connus perdaient leur emploi. Imaginez les difficultés pour une jeune sans expérience. On m’a bien offert un poste, mais à Fermont! Je ne me sentais pas prête à quitter ma région d’origine, le Saguenay-Lac-Saint-Jean ». Parallèlement à ses études, Cathy travaillait chez Aubaines Choc. « Depuis l’âge de 16 ans, j’ai toujours travaillé. Après mon cégep, on m’a offert un poste d’aide-gérante. J’ai occupé cet emploi quelques années. »

Finalement, Cathy a quitté Jonquière pour rejoindre son conjoint qui travaillait chez Bombardier, à Valcourt. « Quand je suis arrivée, je ne connaissais vraiment personne! Ce n’était pas évident. Je me suis beaucoup ennuyée. J’ai dû me monter un réseau de contacts parce que je n’avais pas de repères ».

Elle a obtenu un premier contrat à la maison des jeunes de Valcourt. Au départ, son mandat était d’élaborer un journal interne. Mais au fil du temps, son rôle s’est modifié et elle s’occupait également des jeunes. Tout en travaillant à la maison des jeunes, Cathy a été journaliste pour La Pensée de Bagot, un hebdo local. « Les horaires de travail me permettaient d’occuper les deux fonctions. Comme je n’avais pas encore d’enfants, ça me tenait occupée! »

Toujours en quête de nouveaux défis, elle a ensuite trouvé un emploi comme préposée aux bénéficiaires dans un CHSLD. « Un membre du conseil d’administration de la maison des jeunes a parlé de moi à la direction de l’établissement de santé. Me voir agir avec les jeunes l’a convaincu que je pouvais faire le travail. Même si je n’avais pas de formation spécifique, on a jugé que je possédais les qualités requises pour travailler auprès des personnes âgées ». Donc, à cette époque, Cathy a jonglé avec trois emplois différents, demandant des compétences variées. Si on demande à Cathy si elle aurait aimé poursuivre des études pour obtenir un diplôme dans le domaine de la santé, sa réponse est non. « J’ai adoré travailler avec cette clientèle. Mais j’aurais aimé leur accorder plus d’attention. M’occuper uniquement des soins d’hygiène, ce n’était pas assez pour moi. J’aurais voulu avoir le temps de parler avec eux pour chasser un peu l’ennui qui fait partie de leur quotidien ».

Par la suite, la polyvalente jeune femme a obtenu le poste de responsable des communications au Grand Prix de Valcourt. Événement d’envergure internationale, ce festival de la motoneige est encore aujourd’hui très populaire. « Mes principales fonctions étaient liées aux communications externes et au marketing : recherche de commanditaires, organisation de conférences de presse, rédaction de communiqués, relations avec les médias. C’était un travail exigent, mais passionnant. J’ai beaucoup appris au cours de cette période. Bien que je travaillais encore au CHSLD, j’ai réussi, encore une fois, à combiner les deux », se souvient-elle avec humour.

D’autres emplois se sont succédé par la suite dont attachée de presse pour un candidat aux élections fédérales et secrétaire dans un collège privé. C’est cette dernière expérience de travail qui a inspiré Cathy lorsqu’elle a pris la décision d’entreprendre son cours en secrétariat.

Un retour dans la région attendu

En 2001, Cathy peut enfin revenir dans cette région où son cœur est demeuré. Mère de deux jeunes enfants, elle a entrepris une formation qui l’a menée à l’obtention de son diplôme d’études professionnelles en secrétariat. Par la suite, elle a réussi à concilier études-travail-famille puisqu’elle travaillait à temps plein et poursuivait ses études pour se perfectionner en secrétariat médical.

Arrivée à la Commission scolaire en 2008, Cathy a su qu’elle avait trouvé sa place au CSE. « Mon emploi au CSE me permet de mettre à profit toutes les compétences acquises dans mes expériences de travail précédentes. Je considère que mon parcours fait de moi une employée plus complète, plus polyvalente ».

On peut penser qu’avec une vie professionnelle si remplie, elle aspire à une certaine tranquillité dans sa vie personnelle. Mais ce serait très mal connaître Cathy! Depuis quelques années, elle a découvert une passion pour les voyages. « Mon premier voyage, je l’ai fait en formule « tout inclus » à Cuba. C’était très reposant. Par contre, je préfère découvrir des lieux, pas seulement m’étendre au soleil. Mes voyages à New York et à Paris ont été des révélations! Voir des endroits si riches, pleins d’histoires, ça m’a fascinée. J’ai déjà hâte au prochain. J’ai vraiment eu la piqure! »

Femme passionnée et passionnante, Cathy Cloutier parle de ses expériences passées avec beaucoup d’humour et de spontanéité. Et lorsqu’on parle de sa vie actuelle, on sent une femme épanouie, tant dans sa vie personnelle que professionnelle. « Je me laisse beaucoup guider par mon instinct. Je vois venir les choses, je les ressens. Mon intuition m’a amenée à accepter des emplois différents, mais quand on regarde de plus près, on voit des similitudes : l’amour des gens, le service à la clientèle, la capacité à travailler sous pression. Mais une chose est certaine, même si j’aspire à une certaine stabilité, j’aime que ça bouge. »

L’informatique faisant partie du quotidien de Cathy et évidemment du nôtre, je me suis demandé si vous étiez amateurs de médias sociaux comme Facebook? Souvent, lorsqu’on y voit un commentaire intéressant, une photo rigolote, un lien pertinent, on clique sur « J’aime » pour marquer notre appréciation. Après ma rencontre avec Cathy Cloutier, j’aurais vraiment aimé avoir la possibilité de cliquer sur « J’aime »!


Par Marie-Ève Desrosiers
Service du secrétariat général et des communications

 


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