Marie-Josée Bellavance, directrice de l'école primaire Collège Saint-Ambroise/Bon-Pasteur
30 novembre 2011

Chaque mois, la rubrique " Rencontre du mois " nous fait découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présente la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre rencontre des mois de décembre et janvier.


« Faire la différence dans la vie d’un élève »

Marie-Josée Bellavance, directrice de l’école primaire Collège Saint-Ambroise/Bon-Pasteur, est entrée dans mon bureau comme un tourbillon et semblait se demander « Mais qu’est-ce que je fais ici? » Avec bonne humeur, elle me lance : « Bon, de quoi on parle! » Malgré son énergie hors du commun, on devine une certaine timidité, surtout lorsque je lui parle de la prise de photo qui suivra notre entretien. Voici ma petite incursion dans la vie trépidante d’une direction d’école.

Du plus loin qu’elle se souvienne, Marie-Josée a toujours voulu devenir enseignante même si, de son propre aveu, elle n’aimait pas beaucoup l’école. « Déjà à dix ans, je rassemblais plein d’enfants et je faisais l’école ». Native de Dolbeau au Lac-Saint-Jean, Marie-Josée a entrepris sa carrière d’enseignante il y a une vingtaine d’années, d’abord à Normandin et à Roberval durant huit ans, puis à la Commission scolaire De La Jonquière. Elle a enseigné tant au primaire qu’au secondaire. « Je tripais en enseignement! Ce que je préférais, c’était le contact avec les enfants. Je suis convaincue qu’un enseignant peut changer la vie d’un enfant ou d’un adolescent, par son écoute, sa présence, son aide. Et moi, j’aimais me casser la tête pour trouver d’autres façons de faire. Franchement, j’adorais ça! »

Un nouveau défi : la direction

Il y a sept ans, soit en 2004, un nouveau défi s’est offert à elle : direction adjointe de l’École polyvalente Arvida. « Je trouvais l’emploi intéressant. Les tâches semblaient variées. Comme direction, même si on a un rôle d’autorité, on peut faire plein de projets, tout en gardant le contact avec les élèves, ce contact si essentiel pour moi ». Selon elle, une direction peut également faire la différence dans la vie de l’élève, entre autres, en supportant les enseignants dans leur tâche. « Des professeurs qui se sentent appuyés sont généralement plus heureux dans leur classe. C’est important de les réconforter dans ce qu’ils vivent ».

Deux ans plus tard, on a proposé à Marie-Josée le poste de directrice aux écoles primaires de Saint-Ambroise. « C’est certain qu’il y a une différence entre le secondaire et le primaire. Au secondaire, il y a une équipe de direction. Au primaire, je suis seule, même si je suis entourée de personnes exceptionnelles qui travaillent avec moi. Le réseautage devient très important, car tu apprends de tout le monde. Il est primordial de savoir écouter et d’aller chercher l’expertise auprès des ressources disponibles ».

Lorsque je lui ai demandé de me décrire une journée « type » dans la vie d’une direction, elle a éclaté de rire en me disant que c’était impossible! « On touche à tellement de choses! J’accueille les enseignants et les élèves, je m’assure que l’environnement est sécuritaire, je participe au développement pédagogique, j’organise les activités parascolaires, je communique régulièrement avec différents intervenants, dont les services sociaux, je m’assure de l’harmonie avec les membres du personnel. Aussi, le contact avec les parents est essentiel car notre rôle consiste également à aider les familles ».

Une école au cœur de la communauté

« Une école en périphérie, c’est différent d’une école en ville. Il y a toute une communauté derrière nous. Et lorsque cette communauté nous accepte, c’est formidable! La plus belle équipe et les plus beaux enfants sont chez nous », me dit Marie-Josée avec humour.

Afin de créer un rapprochement avec cette communauté, l’équipe-école du Collège Saint-Ambroise/Bon-Pasteur a mis sur pied « l’école des parents ». Selon Marie-Josée, il s’agit vraiment d’un projet novateur, car on offre un soutien aux parents, mais avec des intervenants du milieu. « Ce projet d’accompagnement se fait sous forme de cafés-rencontres ou d’ateliers. Ce qui est intéressant dans cette formule, c’est que le parent peut, à la suite d’une conférence, poser des questions au conférencier puisqu’il se trouve à l’école. C’est plus facile d’obtenir de l’aide et le personnel de l’école reste signifiant pour la communauté de Saint-Ambroise », précise-t-elle.

Dans une municipalité comme Saint-Ambroise, une école n’est pas qu’un bâtiment, mais bien un membre actif de la communauté. Le 23 juin 2009 est une date qui demeurera dans la mémoire collective des gens de Saint-Ambroise puisque l’école Saint-Joseph a été détruite par un incendie. « Ce fut une grande perte pour Saint-Ambroise. Mais c’est dans l’épreuve que l'on constate que la force des gens, c’est de s’unir. Tout a été perdu lors de cet incendie, des dossiers scolaires aux outils pédagogiques des enseignants », se rappelle Marie-Josée. Près de deux ans plus tard, la directrice peut maintenant affirmer que la crise a été bien gérée, et ce, par tous les intervenants. 

La parole à son équipe...

Comme le travail d’équipe est une notion très présente pour Marie-Josée, j’ai eu envie de savoir ce que son équipe avait à dire à son sujet. Voici les commentaires recueillis.

« Travailler avec Marie-Josée, c’est si facile! Elle sait être à la fois une directrice sérieuse et autoritaire tout en laissant parfois son rôle en devenant un petit bout en train, une humoriste et je dirais même une personne désorganisée. Elle est exigeante dans les tâches demandées, mais toujours dans le respect mutuel, la collaboration et la bonne humeur. Elle fait toujours preuve de gratitude lorsque le travail terminé lui convient. Elle est une femme déterminée, qui accomplit de beaux projets et qui est toujours prête à aider et à trouver des solutions ».
     Caroline Fortin, secrétaire d’école

« C’est une chance de travailler avec Marie-Josée, car c’est quelqu’un qui sait nous intégrer à part entière dans l’école. Elle est ouverte aux activités proposées et nous soutient à 100 % dans nos projets. Elle s’assure d’un service de garde de qualité en collaborant avec l’équipe ».
     Nathalie Lavoie, responsable du service de garde

«Marie-Josée est une femme enjouée et dynamique. Elle est dévouée et n’hésite surtout pas à défendre avec ferveur les causes qui lui tiennent à cœur. Elle est créative et fait constamment preuve d’une grande droiture. Il est très rassurant de savoir que l’on peut compter sur ses judicieux conseils».
     Katy Gagné, enseignante en 1re année


Fervente défenseuse des écoles publiques, Marie-Josée Bellavance croit que le système d’éducation s’améliore toujours et trouve dommage qu’il y ait une certaine dévalorisation dans la population en général. « J’y crois beaucoup! Avec les conventions de gestion et de réussite éducative, on peut maintenant mesurer la réussite de nos élèves. C’est stimulant, car nos écoles offrent une multitude de services et d’activités enrichissantes ». Marie-Josée se voit encore directrice pour les prochaines années bien qu’elle ne ferme aucune porte. « Ça m’allume encore! C’est un travail où la routine n’existe pas, on peut toujours trouver de nouveaux projets à développer, de nouveaux défis à relever ».


Par Marie-Ève Desrosiers
Service du secrétariat général et des communications

 


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