Pauline Tremblay, conseillère pédagogique en arts
4 septembre 2012

La rubrique " Rencontre du mois " nous fait découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présente la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre rencontre des mois de septembre et d'octobre.

« L’art nous fait émerger, nous oblige à nous dépasser... »

Pauline Tremblay est conseillère pédagogique en arts et responsable du programme Arts et métiers de la scène (AMS) à l’École polyvalente Jonquière depuis 2009. Un programme dont le rayonnement s’accroît constamment puisque le nombre d’inscriptions augmente chaque année. Selon Pauline, la démarche personnelle en art et l’expérience dans le domaine de l’éducation de chacun des membres de l’équipe AMS ont contribué à faire de ce programme un des plus beaux modèles de niveau secondaire au Québec.

«Le programme a été accrédité par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) en novembre 2011. Nous sommes très fiers de cette reconnaissance provinciale, car seulement trois écoles secondaires avec une concentration interdisciplinaire sont reconnues au Québec! Le programme local a été initié par Nathalie Pelletier, Stéphane Rodrigue, Jasmin Tremblay et Martin Larose. Les autres membres de l’équipe actuelle sont Claudie Villeneuve, Sandra Tremblay, Isabelle Villeneuve, Catherine Dumas et, bien sûr, Yves Larouche, directeur adjoint.»

Une vie en trois actes 

Le parcours professionnel de Pauline, à l’image d’une pièce de théâtre, comprend plusieurs actes. Native d’Héberville-Station, elle se décrit comme une personne curieuse, enjouée et nomade. «J’ai toujours aimé les arts, bouger et m’inventer des personnages. J’ai même chanté et joué de la guitare dans un groupe. J’ai fait un DEC en arts plastiques au Cégep d’Alma. Après un stage en France avec cinq autres étudiantes sur l’art de la marionnette, nous avons monté un spectacle suivi d’une tournée canadienne. En 1973, nous avons fondé le Théâtre Les Amis de Chiffon. J’ai été codirectrice de la troupe pendant 23 ans. À l’époque, on faisait tout : auteure, metteure en scène, demande de subventions et gestion administrative, fabrication de marionnettes et de décors et même le transport du matériel. On était jeunes et fous (rires)!»

En plus des productions théâtrales et des tournées dans les écoles où elle était accueillie comme un véritable cadeau, Pauline a complété un baccalauréat «ès arts» à l’Université Laval à Québec ainsi qu’un BAC en enseignement des arts à l’UQAC. Après une période intensive de suppléance dans plusieurs écoles du Saguenay, elle a travaillé au MELS pour la refonte des programmes d’arts au primaire et, conséquemment, comme consultante sur les nouveaux programmes d’études et le développement des compétences en art auprès des enseignants et des spécialistes. Elle a également été directrice à l’école Sainte-Marie-Médiatrice de Jonquière. Au cours de ces trois années, elle a complété une maîtrise en intervention éducative à l’UQAC ainsi qu’un diplôme d’études supérieures en gestion administrative. Par la suite, elle a été professeure invitée à l’UQAC en art dramatique au théâtre jeunesse, superviseure de stages et chargée de cours. Elle a obtenu un poste de conseillère pédagogique aux Services éducatifs de la CSDLJ en 2000.

Objectif cohérence 

Depuis un peu plus de trois ans, Pauline coordonne toutes les réservations des activités qui ont lieu à l’auditorium de l’École polyvalente Jonquière et voit à la logistique de divers événements de la Commission scolaire ou de tout autres spectacles. Pauline est également conseillère auprès des communautés de pratique en art au primaire, en plus de participer à l’organisation du Festival de théâtre des deux jours à vivre et à la Semaine des finissants AMS. «Une journée de travail, c’est une visite dans l’atelier d’art dramatique, des rencontres avec les enseignants et les élèves, de la rédaction et de la planification pour l’accueil des artistes à l’école et les sorties culturelles. Je me réserve toujours du temps pour assister aux répétitions des élèves. C’est pour eux qu’on travaille et leur réussite pédagogique dans toutes les matières nous tient à cœur. C’est pourquoi il faut revoir régulièrement nos outils de planification et d’évaluation. Si on veut faire des liens entre le premier et le dernier cycle pour la progression des apprentissages au secondaire, il faut être cohérent. Même si, à la fin de leur secondaire, certains jeunes décident de ne pas poursuivre en art, la formation AMS leur sera bénéfique toute leur vie, car ils auront développé leur créativité, de l’assurance et une bonne capacité à travailler en équipe».

Être rayonnante en tout temps 

Après un parcours professionnel intense et une vie familiale qu’elle considère primordiale, Pauline persiste et signe en réaffirmant sa nature profondément nomade. «L’été passé, je me suis offert un voyage solo en Europe. Tout d’abord, j’ai été accueillie pendant 10 jours par l’Association Tadlachance à Cuges-Les-Pins près de Marseille en tant qu’artiste nomade invitée. J’y ai présenté une performance de « jaseuse » avec des extraits de pièces d’auteurs québécois tels Daniel Danis, Michel-Marc Bouchard et Michel Tremblay. J’ai également créé et exposé des personnages pour accompagner ma performance. J’ai adoré ce retour à l’expérience artistique et surtout le fait de reconnecter avec mon côté nomade puisque j’ai poursuivi mon voyage solo dans le sud de la France, en Italie et en Espagne. J’ai vu plusieurs pièces de théâtre et j’ai même assisté à une lecture publique de Juliette Binoche au Festival de théâtre d’Avignon. Mon conjoint est venu me rejoindre à Paris et nous avons visité la Bretagne. Bref, un été magnifique!»
 
Lorsqu’on l’interroge sur ses projets d’avenir personnel et professionnel, Pauline répond qu’elle souhaite être rayonnante et sereine en tout temps. «Sur le plan professionnel, je me dis que tant que je serai indispensable aux enseignants et aux élèves du programme AMS, je vais demeurer… Quand je pense à ces jeunes et à une période plus difficile de mon adolescence, je sais pertinemment que l’art, peu importe la discipline, nous fait émerger. On travaille avec notre créativité, nos propres ressources. Cela nous oblige à nous dépasser constamment. C’est de cette façon qu’on finit par devenir des personnes qui rayonnent.»


Par Johanne Morissette
Service du secrétariat général et des communications


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