Jean-Pierre Flamand, ouvrier d'entretien certifié
1 mai 2008

Chaque mois, la rubrique " Rencontre du mois " nous fait découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présente la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre rencontre du mois de mai. 


« ... Il a une belle job, ce monsieur-là... »

Lorsque Jean-Pierre étudiait à l’École polyvalente Arvida, il observait souvent un homme plus âgé qui circulait avec son petit chariot et ses outils. L’homme s’arrêtait parfois pour discuter avec les élèves qui l’abordaient. Il riait avec eux, il avait l’air heureux. L’homme en question était M. Marcel Hudon, un ouvrier d’entretien certifié maintenant à la retraite. « J’ai toujours aimé bricoler. Quand je le regardais passer, je me disais que ce monsieur-là avait une belle job. Alors, j’ai dit à l’un de mes amis : un jour, je vais avoir un travail comme ça! » Curieux hasard puisqu’aujourd’hui, après plusieurs années de métier dans différents milieux de la construction, Jean-Pierre a le même travail, au même endroit.

Après ses études secondaires, Jean-Pierre a complété une formation professionnelle dans le domaine de la construction et s’est ensuite spécialisé en charpenterie-menuiserie. À la suite de l’obtention de son DEP en 1979, il a rapidement obtenu des contrats dans le secteur résidentiel : fabricants de portes, de maisons préfabriquées, etc. Puis, il y a eu une période de ralentissement du marché. Avec la venue d’un deuxième enfant, il n’a pas hésité à offrir ses services sur les chantiers de la Baie-James. « Il ne faut pas avoir peur de l’ouvrage sur ces gros chantiers là. Je travaillais 10 heures par jour pour la fabrication de grandes pièces servant à couler le béton. Parfois, on me demandait d’aller sur les chantiers la nuit pour voir à la sécurité des gars qui coulaient le béton, car là-bas, c’était 24 heures sur 24. Certains étaient si fatigués qu’ils auraient pu tomber en bas des structures. Puis, je suis revenu à Jonquière pour la naissance de ma deuxième fille. »

De la Baie-James à la Commission scolaire De La Jonquière

À la fin des années 1990, le secteur de la construction allait bon train et Jean-Pierre ne manquait pas de travail. Entre autres, il travaillait à la fabrication de hangars pour les F-18 de la base militaire. Une de ses connaissances, un employé de la Commission scolaire, lui avait mentionné à plusieurs reprises qu’ils avaient besoin d’ouvriers comme lui. Il a suivi le conseil de son ami et a obtenu un contrat de remplacement à l’atelier en 1999. Grâce à son expérience et sa dextérité, les contrats se sont succédés et il a obtenu un poste comme ouvrier d’entretien certifié à l’École polyvalente Arvida.

Le travail d’ouvrier d’entretien exige beaucoup d’autonomie et de débrouillardise. De plus, il faut être prévoyant et déterminer les travaux prioritaires en fonction de l’horaire et des saisons; car réparer une porte en hiver, ce n’est pas toujours évident. Quand il s’agit de réfection et de fabrication de pièces, il faut également être capable de lire les plans, d’évaluer le travail à faire et le matériel nécessaire en plus d’imaginer le produit fini.

Selon le besoin, Jean-Pierre travaille seul ou en équipe. Après avoir répondu aux demandes de la direction, il fait sa ronde d’inspection, une étape essentielle permettant de prévenir les bris majeurs. Deux à trois fois par semaine, il vérifie les systèmes de ventilation et de chauffage. Au besoin, il demande l’aide d’un spécialiste. Il vérifie ensuite l’ensemble du bâtiment, des structures et des équipements pour s’assurer que tout fonctionne bien et qu’il n’y ait pas de risques d’accidents.

« J’aime beaucoup mon travail. C’est varié et je bouge tout le temps. Après plusieurs années dans la même école, on développe un sentiment d’appartenance. Moi, je m’occupe de l’entretien du bâtiment comme si c’était ma maison. J’aime que les élèves et le personnel se sentent confortables et en sécurité. Il faut aussi respecter ses limites. Il y a des spécialistes pour nous aider. Je crois que les jeunes aiment bien me voir passer avec mon petit chariot et mes outils. Qui sait, peut-être que certains se disent : il a une belle job ce monsieur-là, je vais peut-être faire le même travail un jour...»


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