Raymonde Potvin, enseignante à l'école Saint-Luc
9 octobre 2007

Chaque mois la rubrique " Rencontre du mois " nous fera découvrir un membre du personnel de la Commission scolaire qui nous présentera la nature de son travail, ses projets, ses intérêts, ce qui l'anime et encore davantage.

Voici notre toute première rencontre.

Le bonheur de participer à la réussite!

Madame Raymonde, comme dirait ses élèves, enseigne la première année à l’école Saint-Luc depuis 9 ans. Du plus loin qu’elle se souvienne, elle a toujours voulu enseigner. D’après vous, à quoi jouait-elle quand elle était toute jeune?

Vers la fin de son secondaire, Raymonde décide de s’impliquer dans des activités pour les plus jeunes en travaillant tout l’été dans un club 4 H où les membres doivent développer et mettre en pratique quatre valeurs : Honneur dans les actes - Honnêteté dans les moyens - Habileté dans le travail - Humanité dans la conduite. À 18 ans, elle assume la direction d’un de ces clubs et à 21 ans, elle devient agent de liaison pour les clubs 4 H de la région.

Après avoir complété son cégep en sciences humaines, elle poursuit ses études en enseignement du primaire à l’UQAC. Elle obtient son baccalauréat en avril 1976 et débute sa carrière quatre mois plus tard à l’école Sainte-Bernadette puis à l’école Notre-Dame-du-Sourire où elle enseignera la première année pendant 14 ans.

La passion jumelée à l’innovation 

Aujourd’hui, après 32 ans d’enseignement, la passion est toujours au rendez-vous. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est d’être à l’affût de toutes les nouveautés en ce qui concerne les méthodes d’apprentissage : « Avant de débuter une nouvelle année scolaire, je ne me fais jamais de plan précis. J’observe et j’écoute mes élèves, car ce sont eux qui m’inspirent de nouvelles idées. Vous savez, les enfants ont changé en 30 ans. Avant ils étaient assis devant toi et ils écoutaient. Aujourd’hui, l’enseignante doit compétitionner avec tout de sorte de nouveautés technologiques comme les Game-boys. Il faut donc trouver différentes façons d’attirer leur attention. J’apprends beaucoup des expériences et suggestions de mes collègues de travail. J’apprécie aussi de travailler avec des stagiaires parce qu’ils arrivent toujours avec de nouvelles idées.»

Raymonde se dit très chanceuse d’avoir travaillé avec des directions qui ont toujours appuyé ses projets. L’an passé, elle a encore innové. Comme les enfants de sa classe avaient beaucoup d’énergie, elle a acheté une bicyclette et l’a installée sur un rouleau. Puis elle a demandé à ses élèves : « D’après vous, pourquoi ai-je apporté une bicyclette dans la classe? » La réponse n’a pas tardé : « C’est parce que depuis le début de l’année, tu nous dis que c’est correct de vouloir bouger, que c’est intéressant des enfants qui ont de l’énergie, mais qu’il faut savoir quand bouger et quand s’arrêter.» Les enfants ont donc fait un horaire d’entraînement sur la bicyclette en plus d’apprendre du nouveau vocabulaire en nommant toutes ses composantes. Et tant qu’à faire du vélo stationnaire, ils ont suggéré d’organiser une belle randonnée de vélo à la fin de l’année.  

L’amour de la lecture

Pour Raymonde, l’enseignement de la lecture est la base de tout et c’est pour elle un privilège d’enseigner cette base aux jeunes. Autre innovation dans sa classe : le coffre des «coups de cœur » à Raymonde. C’est comme un coffre au trésor rempli de beaux livres qu’elle achète. Grâce à un petit système de carte de prêt, les enfants peuvent emprunter le livre de leur choix. Elle a même aménagé un coin lecture avec meubles d’enfants et lampes pour créer une ambiance particulière. Les jeunes apprennent également à connaître les auteurs.

Très exigeante sur le plan académique et sur le comportement, Raymonde cherche toujours de nouvelles activités qui vont stimuler les enfants. Un bel exemple d’exercice d’écriture original est l’échange de lettres entre les élèves de sa classe et ceux de sa sœur qui enseigne la 5e année à Baie-Comeau. Durant la période des fêtes, elle demande à ses élèves d’écrire une lettre au père No. Un dur labeur pour des petits de première. Puis, elle expédie ces lettres à Baie-Comeau. Les élèves de la classe de 5e année se transforment en lutins du Père No et répondent aux plus jeunes. « C’est tellement beau de voir leurs expressions quand ils ouvrent leur lettre. Je prends des photos et les envoie à ma sœur pour que ses élèves voient la binette réjouie des miens.»

Mais pour maintenir un tel niveau de passion et trouver sans cesse de bonnes idées, il faut savoir se garder en forme. Raymonde joue au tennis depuis 32 ans et fait beaucoup de marche.

« La plus belle récompense pour une enseignante de première année, c’est de les entendre lire. Surtout ceux qui au début ont beaucoup de difficulté. Je garde aussi leurs travaux d’écriture et je leur montre tout le chemin parcouru depuis le début de l’année. C’est leur réussite qui fait mon bonheur. »

 

 


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