Message du président pour la Journée internationale des femmes
8 mars 2016

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, et en tant que président de la Commission scolaire De La Jonquière, je ne peux passer sous silence le recul important que s’apprête à faire le Québec sur la question de l’accès des femmes en politique. Rappelons que le projet de loi no 86, Loi modifiant l’organisation et la gouvernance des commissions scolaires, qui est actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale, prévoit l’abolition des élections scolaires.

Pourtant, la démocratie scolaire est le seul palier électif à avoir atteint la parité entre les hommes et les femmes, alors que 51 % des commissaires scolaires sont des femmes comparativement à 27 % chez les députés et 32 % pour les conseillers municipaux. À la Commission scolaire De La Jonquière, il y a 6 femmes qui occupent un poste de commissaire.

Il s’agit d’un acquis important à préserver. Si le gouvernement adopte son projet de loi sans modification, il se retrouvera en fait à congédier plus de 300 femmes qui ont fait le choix de s’engager en politique scolaire. Cela irait complètement à l’encontre du discours actuel, défendu par la ministre responsable de la Condition féminine elle-même, à savoir qu’il faut que les femmes aient accès à des postes de pouvoir.

Il faut que toutes les femmes et les hommes préoccupés par l’atteinte de la parité prennent la parole pour dénoncer le message qu’enverrait le Québec en abolissant sa seule démocratie paritaire.

Il existe pourtant une solution simple au faible taux de participation aux élections scolaires qui est la tenue d’élections scolaires-municipales simultanées. Cela permettrait également de préserver ce qui constitue souvent une porte d’entrée en politique pour les femmes, la démocratie scolaire.

M. Éric Bergeron


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